samedi 8 octobre 2011

Les zados sont formidables ou comment commencer la jouréne de très mauvaise humeur...


S’il y a quelque chose que je n’aime pas c’est qu’on me coupe un rêve… Je n’ai pas dit casse, j’ai dit coupe.
Et là ça vient d’arriver et je suis « trop » de mauvais poil. Je ne sais pas si c’et ce qui a coupé ou que ça ait coupé, qui m’agace le plus.
C’était je ne sais pas quand, je ne sais pas où… Je ne sais pas quel âge j’avais. Il y avait du soleil. Il faisait chaud. J’étais à quoi ? Une heure, 5 minutes, de mon mariage. Il me reste quelques images, quelques sensations. Je vois une grande table avec des assiettes de toutes les couleurs, des verres en cristal et des serviettes multicolores aussi. Il a du rouge, de l’orange, du jaune, du vert, partout sur la table. C’est beau, c’est gai. Mais je ne vois pas de nappe. Alors je demande qu’on enlève tout et qu’on en mette une. Et il me faut du turquoise sur cette table. Quand je le demande, quelqu’un, une femme, ma mère peut-être, ou la lutine ou la gazelle, me dit « J’en étais sûre… ».  Je ne suis pas encore habillée. J’attends ma robe. Je dois être mince. Je n’ai pas terminé mon maquillage. On apporte la robe. C’est une dentelle très fine sur laquelle sont posées, cousus comme des perles des dizaines de papillons très gracieux aux ailes relevées. Ils ont le même bleu que celui qui recouvre tous les objets que je traite en ce moment au travail.
 Digression : Au contact de la terre humide et gorgée de produits pas trop bien identifiés, tous les objets se sont recouverts d’une fine poussière bleue. On dit BLEU EGYPTIEN . En fait,  il y a deux mille ans étaient installées à cet endroit des tanneries, on faisait décanter le cuir dans des bacs en bois avec des produits que nous ne connaissons pas, le terrain est pollué et des réactions chimiques se sont opérées durant deux milles ans. Il parait que ce bleu vient d’un sulfate de je ne sais trop quoi… Donc toute la journée, gantée, masquée, lunettés, je gratte ce bleu, en toute sécurité paraît-il…
Retour au rêve. Je trouve la robe magique. Excentrique mais si poétique… Elle est aérienne, elle a une petite traîne, elle aussi parsemée de papillons bleus. Je sais qu’elle étonnera tout le monde et que je serai belle dans ce corset lacé. Je crois que je porte une mantille. Le marié est totalement absent de mon rêve. Il n’en est même pas question. Je vois des femmes de ma famille, mes enfants, mon papi, qui ronchonne(comme à mon vrai mariage, scandalisé par les manières de ma belle-famille, il avait quitté la table…),sans arrêt parce qu’il faut y aller. Moi, je prends mon temps, je lave mes dents. Je suis très calme. Comme à mon vrai mariage, où deux minutes avent le départ, je m’étais installée à table pour manger un Dany chocolat devant ma mère et mes grands-mères, paniquées à l’idée que je puisse me tâcher.
Je sais qu’il y a pleins d’autres détails, que j’ai zappé au moment où j’écris. Ils me reviendront pas sensations, par images-flash, par bribes au long de la journée. C’est souvent comme ça avec mes rêves….
Je suis bien en tout cas dans celui-ci. La sensation c’est que l’important n’est pas le mari, mais la robe que je porte, si belle…
Mais patatras, quelque chose chatouille mon tympan. Deux fois.
C’est bien l’arrivée d’un texto, qui vient de me pousser loin de ma dentelle et de mes papillons bleus.
C’est la lutine. Elle dort chez une amie. Normalement elle devrait être chez moi, car elle a karaté le vendredi soir et théâtre le samedi matin. Comme c’est sa quinzaine avec Ken, elle a une autorisation hebdomadaire de dormir chez moi, le vendredi, et de rentrer le samedi avant 14 heures, car elle a cours de maths chez Ken. Ken interdit les sorties chez les amies. C’est comme ça quand les zados sont chez lui, ils sont chez lui, donc aucune sortie, aucune soirée copains, on file dans sa chambre t quand on en sort c’est pour mettre la table, ou aider à une tâche domestique. On a droit à la télé, à l’utilisation de l’ordinateur pour les recherches internet pour les devoirs, et au portable, mais éteint et rangé dan un tiroir de la cuisine. Extinction des feux à 21 heures. Autant dire que mes zados, qui vivent comme des sauvageons quand ils sont avec moi, ont du mal avec ces règles débiles. Je dois donc couvrir des mensonges, qui permettent aux dits ados, de passer du temps chez moi durant la période Ken, et de voir des potes.
J’ai donc couvert la lutine et ses retrouvailles avec Jul d’hier soir à cet après-midi. La maman de Jul, complice du mensonge, m’a même proposé de ramener la lutine chez son père cet après-midi. Nous avons donc mis au point le scénar hier soir ensemble. La lutine attendait le bus qui va de chez moi à chez Ken, et Rholala la surpraïse !!!  Jul et sa mère passent devant l’arrêt en rentrant des faire les boutiques à Bordeaux. Alors, elles s’arrêtent et proposent à la lutine de la déposer chez son père. Clic-clac, l’affaire est dans le sac, c’est un mensonge qui roule.
Bling-Bling (sonnerie de sms…) : «  Comment je fais jai oublier mais affaire de math chez toi et jai cours de math » (fautes certifiées niveau orthographe de 3ème !!!)
Et moi qui ai juste passé le corset de la robe à papillons bleus, et qui regarde avec émerveillement la traîne et ses papillons prêts à s’envoler…
Moi :« T’es une grosse naze »
Re-moi : « il faut toujours que je gère vos conneries »
La lutine : « Je vais me faire niquer »
Moi : « Tant pis pour toi, vous faites vraiment chier je viens te chercher »
La lutine : « Mais nan. C bon. C pas grave. »
Moi, appel pour lui demander si elle se fout moi, si c’est pas grave pourquoi elle me réveille un samedi matin à 9 heures alors que j’ai mal au dos et que j’ai droit à ma grasse matinée quand ils ne sont pas là elle et son frère. Je crois qu’elle en a pris plein la gueule pour pas un rond !!!!
Moi : « En plus tu me réveilles en plein rêve j’allais mettre ma super robe de mariée »
La lutine « Et beh, essaye de te rendormir et tu la revera peut etre ».
Et je ne me demande pas pourquoi j’en ai plein le dos et que l’ostéo m’a dit que j’avais les épaules larges…

 J'aimerais être un papillon bleu aujourd'hui. 
Vision positive : La lutine m'a empêchée de refaire la même connerie qu'il y a trente ans... Tout s'est arrêté avant le mariage....

5 commentaires:

  1. Vive les lutine alors! Et vivent les oublis des lutins!

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  2. XD j'adore la note de conclusion.
    Rahhh, je te détesterais si t'étais mon ex et que j'étais un Ken... T'es une fourbe intrigante, hahaha !

    Sinon, il y a eu aussi des rêves avorté au moment magique et merveilleux où ... (mettez ce que vous voulez), et l'illusion stupide que si on se rendormait on le reprendrait où on l'avait laissé, mais ça marche pas :(

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  3. lol, c'est pas un Ken pour rien ^^

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  4. En plus il a sa Barbie qu'il a trouvé à son travail qu'elle lui a fait deux petit MAttel babies...

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