dimanche 13 novembre 2011

Avis de tempête


Pendant que la Gazelle œuvre dans l’arrière cuisine d’un salon de thé huppé d’une galerie bordelaise, son frère et sa sœur, eux, jouent à je m’amuse de manière diamétralement opposée…
Ca y est la Gazelle travaille. Un essai de deux mois avant cdi. Ou pas. Elle fait la plonge et aide en cuisine. Ca lui plait. Je suis contente pour elle. C’est un salon de thé vers le grand théâtre. Thé et petits repas chics pour accros du shopping friquées. Un truc très « la lasagne et SON… Le mignon de porc et SON… », un truc, très élégant et discret, un salon de thé bordelais quoi. Mais bon la gazelle est seulement en cuisine. Elle a l’air de s’y plaire. Pour l’instant. Je ne la vois plus beaucoup le soir car elle est fatiguée. C’est ce qu’il lui faut.
Les deux autres tdc, mes deux zados, commencent à vivre eux aussi leur vie. Quand ils sont chez moi qui est aussi chez eux, ils profitent au maximum de leurs libertés. On a compris précédemment que dans la maison de Barbie, on ne passe le pas de la porte que pour aller dans le jardin de Barbie, aller en cours, ou aller à des activités certifiées conformes à la loi. Aucune sortie nocturne. Aucune visite chez des amis. Et aucun ami invité à la maison.
Il est évidement qu’avec moi, c’est la fiesta. On va on vient, on prend le bus, le tram, on est chez les uns, chez les autres, on invite. On désempile les matelas pour faire dormir un maximum de potes dans un minimum de place. J’ai dans mon portable une flopée de nom commençant par mère.., de père…, de parents de… Il y a les potes de collèges, de lycée, les potes d’anciens collèges, les potes du théâtre, les potes du foot, les enfants de mes potes…
L’autre jour, j’avais une conversation très personnelle avec le nounours dans sa chambre quand j’ai aperçu, une paire de pieds blancs et une paire de pieds noirs qui dépassaient d’un duvet sur l’autre matelas. On dot bien chez moi.
Cette semaine, en me baladant sur FB, j’ai cliqué sur les murs de mes tdc. Il y a un truc qui tue et que je n’aime pas avec FB, c’est qu’on peut aller mettre une photo sur le mur de quelqu’un d’autre. Ca m’est arrivé deux fois dernièrement, un ami de syndicat a fichu une photo d’une expo sur la Commune sur mon mur, et un autre la photo du monument aux morts de Gentioux. Je ne suis pas fan de cette pratique, chacun chez soi, je partage si je veux mais on ne m’impose rien.
En tout cas, en me promenant sur les FB de mes tdc, j’ai pu voir que la fête à laquelle participait le nounours samedi dernier avait du être plus que bien arrosée. La lutine, quant à elle, fait encore la fête entre filles. Quand les fêtes du nounours ont tendance à jouer la tenue minimaliste, celles de la lutine, penchent plutôt vers la tenue. Les uns s’habillent pendant que les autres  s’habillent. Les soirées des uns ne sont pas les soirées des autres. Les unes sont aussi fraîches que les autres sont chaudes.
Hier, tout au long de la journée, j’ai eu une avalanche de sms du nounours qui voulait encore aller à une soirée alors qu’il est dans la maison de Barbie. Il me demandait d’inventer une histoire pour que son père accepte qu’il vienne chez moi. Genre : « Dis que Michmuch a besoin de moi pour déménager… ». Je ne peux pas. Je ne veux pas mentir même à Ken. C’est trop risqué. Mon nounours semble ne pas pouvoir comprendre ça. Il m’a harcelée. J’ai essayé de contacter Ken en lui disant que son fils n’osait pas lui demander l’autorisation de sortir. Réponse « Moi à son âge tant que je n’avais pas eu mon Cap je ne sortais pas. Et de quoi je me mêle… » En plus ça ne ressemble en rien au langage de Ken, je sais que la réponse a été dictée, sinon écrite pas Barbie.
Le nounours était juste incapable de demander à son père de sortir. Il a enfin osé, car je lui ai expliqué qu’il ne servait à rien de me demander à moi. Il connaissait la réponse. Après le refus j’ai dû le dissuader de fuguer. Chantage ou pas peu importe. Il a fini par me dire que mardi il pendrait toutes ses affaires et viendrait s’installer définitivement avec moi.
La météo familiale est en alerte rouge. Je sens la tempête imminente.
Je ne sais si je dois comme je l’avais fait avec la gazelle tempérer pour éviter la rupture qui est quand même venue plus tard, ou laisser la rupture se faire ?



LA LUTINE EN ELFE AVEC SA BEST LE NOUNOURS EN J'ME LA PETE GRAVE

1 commentaire:

  1. S'il faut que ça pète, ça pètera... Parfois c'est nécessaire.

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